|
NEUE WEBSEITE des
Vereins Staatsbürger/innen im Grenzgebiet
Groupe de citoyens frontaliers Gruppe von französischen Staatsangehörigen
AM 7. Februar
2004 NEU AUFGENOMMEN: |
||
| Einladung zur Zusammenarbeit auf mehreren
Gebieten
Invitation pour une
cooperation dans plusieurs domaines
|
E-mail: info@frontaliers.net
Nous
sommes un groupe de citoyens français vivant en Ortenau du fait le
plus souvent d’un mariage mixte franco-allemand et exerçant pour la
plupart notre activité professionnelle en France. Depuis notre
arrivée dans cette région, nous avons toujours été confrontés à
des problèmes d’ordre administratif engendrés par cette situation
particulière que les lois et règlements n’ont pas prévue.
Nous pourrions tous relater toutes sortes de tracasseries et de
difficultés auxquelles nous nous sommes heurtés à l’occasion de
diverses démarches administratives (sécurité sociale, impôts,
chômage, retraite). Des organismes officiels ont même suggéré à
certains d’entre nous de donner une adresse fictive à Strasbourg
pour résoudre divers problèmes, ce qui nous placerait dans
l'illégalité. Nous nous y refusons.
Nous avons donc décidé de nous réunir pour agir en vue
de changer cette situation et d’obtenir la résolution des
problèmes. Nous voulons pouvoir bénéficier de ce que nous considérons comme nous
étant dû et ce, de façon légitime sans être obligés de faire
appel à des moyens détournés et illégaux.
Nous représentons certes, actuellement, une minorité de la
population mais qui s’accroît très vite et dans des proportions
importantes, de plus en plus de citoyens dans notre région seront
dans les années à venir concernés. Une reconnaissance de notre
catégorie de population avec la prise en compte de nos problèmes
devient nécessaire. Nous pensons cela possible dans le cadre de l’Eurodistrict.
Dans l’immédiat, des problèmes urgents sont à résoudre. En voici
ci-dessous quelques exemples. Ils ne sont pas limitatifs et nous invitons tous les citoyens
frontaliers en proie à des problèmes ou difficultés identiques à
nous en faire part.
I.-
Domaine de la santé Plusieurs
membres de notre groupe sur le point de partir à la retraite sont
actuellement concernés par ce problème. Ces
salariés ont travaillé en France et cotisé toute leur vie à la
sécurité sociale française et, à la veille de prendre leur
retraite, la CPAM leur retire déjà leur carte Vitale, leur
supprimant ainsi toute possibilité de
continuer à se faire rembourser en France, et donc de
continuer à se faire soigner en France. Compte tenu de leur domicile
en Allemagne, ils relèvent dorénavant des
Caisses d’Assurance Maladie allemandes
(AOK) qui, dans ce cas, ne prennent pas en charge les soins
dispensés en France. Pourquoi le départ à la retraite enlève-t-il
le bénéfice de la couverture sociale française ? Quand
on a été suivi pendant des années par le même médecin, il est
très difficile de devoir en changer après la retraite. À
Kehl, Offenburg ou d'autres villes frontalières, on préfère envoyer
les cas graves à Fribourg, Karlsruhe et même Munich plutôt que de
leur permettre de se faire soigner à Strasbourg.
II.
Chômage / Préretraite / Retraite Concerne
les salariés français âgés de plus de 55 ans. La loi française
prévoit que le bénéfice des prestations des ASSEDIC est maintenu
aux travailleurs âgés jusqu’à l’âge de 60ans, âge du départ
à la retraite. Les salariés français demeurant en Allemagne, ne
peuvent pas bénéficier de cette mesure, puisque en raison du
domicile, ils relèvent du régime allemand. Ils perçoivent donc les
prestations du chômage allemand suivant les conditions prévues par
les textes allemands, pendant 2 ans, 1 an à compter de 2004. Dans ce
cas également, le salarié perd ses droits à la sécurité sociale
et aux possibilités de reconversion dans le pays où il a travaillé.
III.-
Impôts
Selon
la convention internationale, les impôts fonciers sont déclarés
dans le pays de résidence, mais pour les Français, ils doivent être
déclarés au Centre des Impôts des Non-Résidents 9, rue d'Uzès à
Paris. L'information quant à cette imposition est très difficile à
obtenir, que l'on s'adresse au Consulat français à Stuttgart, au
Centre des impôts des Non-Résidents ou au Centre des Impôts à
Strasbourg. Le contribuable non-résident qui malgré toutes ses
démarches et ses efforts pour payer réglementairement ses impôts
reçoit lettres de sommation et fortes majorations d'impôts fait les
frais de cette absence de réponse claire.
IV.-
Droit de vote / Etat-civil
Il
est aberrant de devoir se déplacer jusqu’à Stuttgart, pour les
élections présidentielles par exemple, et pour renouveler cartes d’identité
et passeports.
V.-
Enfants / Etudes Les
enfants qui ont fait leurs études en France et habitent en Allemagne
ne sont pas suivis par la France quand ils quittent l'école : pas de
possibilité de formation ou autre action jeune à moins de donner une
adresse en France. Dans le pays de résidence, la reconnaissance de la
scolarité est totalement arbitraire. Exemple : scolarité en France
jusqu'au Brevet des collèges + 2 années de formation professionnelle
= Hauptschulabschluss.
En
ce qui concerne tous ces problèmes, on constate un vide juridique,
nous avons de ce fait tenté d’obtenir des informations auprès de
divers organismes européens.
Seule la Commission européenne (DG Emploi et Affaires sociales) à
Bruxelles nous a communiqué des renseignements intéressants relatifs
au point I de la présente et concernant une de ses propositions
: «…actuellement examinée par le Conseil de l’Union européenne et par le Parlement européen. Le Parlement européen a proposé une série d’amendements à cette proposition dont l’un vous concerne plus particulièrement. Il est proposé que le pensionné qui, au cours des cinq années précédant le début du versement de la pension, a exercé des activités salariées ou indépendantes en tant que travailleur frontalier pendant deux ans au moins peut continuer à recevoir les soins de santé dans l’Etat membre où il a travaillé en qualité de travailleur frontalier. »
En annexe, nous vous
communiquons le projet de notre groupe pour l’Eurodistrict.
|